samedi 13 novembre 2010

On a parlé, je lui ai parlé de mes doutes.

Il m'a rappelé une de nos premières fois. Je lui avais bien précisé que je n'étais pas amoureuse.

Sa réponse m'avait laissée sans voix : Pourtant, tu es là.

Aujourd'hui il a fait de même.

Il m'a demandé de ne pas me poser trop de questions.

Que nous y arriverions.

mardi 9 novembre 2010

En fouillant comme ça je ne me fais pas de bien, hein ? Mais pourtant c'est vrai, tout est vrai.

lundi 8 novembre 2010

au fond ma mère, tout en étant peau de vache avec moi, n'a jamais douté de mon "intelligence" (elle s'en faisait tout un plat, même, elle me parlait de mon intelligence avec colère - je ne sais pas si tu vois ce que ça peut donner). J'étais hypocrite, orgueilleuse, paresseuse. il y avait un autre truc qu'elle disait tout le temps, j'ai oublié, mais j'étais intelligente. Bon. Or, parallèlement, ma mère trovuait ma soeur gentille, mignonne, timide, une fille à protéger, à chouchouter.... mais elle ne la trouvait pas intelligente. Quand ma soeur était en 5ème, sa prof principale a parlé de l'orienter vers un CAP de coiffeuse : maman est revenu dans un état de rage folle de la conversation, je m'en souviens très bien, elle m'a parlé toute la soirée, et son argumentaire était le suivant : non pas du tout dire que la prof sous estimait Marion ou quoique ce soit, pas du tout : elle a r´pété (et elle l'a répété pendant plusieurs années) que Marion avait 12 ans, elle était immature, et on parlait de lui faire faire une formation professionnelle, quelle honte de faire faire une formation professionnelle à une gamine, il fallait lui laisser le tempsd e grandir. Jamais elle n'a dit : Mme Bouchard se trompe, ma fille fera des études, elle en a les capacités. Au contraire, elle admettait que Marion n'avait pas la capacité de faire des études, c'était clair, mais il était ridicule d'en déduire qu'elle devait faire une formation professionnelle.
En d'autres termes, dès l'âge de 12 ans, ma mère avait décidé que ma soeur ne ferait pas d'études, en effet, parce qu'elle n'en était pas capable, elle n'aimait pas cela, mais qu'elle resterait à l'école parce qu'elle était une gamine et que la place d'un enfant est à l'école. C'est très dur, mais si elle a décidé cela, c'était parce qu'elle ne voulait pas enr ajouter dans l'opposition entre l'aînée intelligente, admirée (tu sais, je lisais, j'avais des avis sur tout, les autres mères disaient oh la la...) et la seconde, nouille. Bref, en voulant au fond la protéger, elle l'a enfoncé.

samedi 6 novembre 2010

Je me retrouve vraiment dans ce questionnement, dans la mesure où moi même je me demande dans quelle mesure notre état intérieur influe sur les autres.

Si je ne donne pas assez à mes proches, si je m'économise, pour moi, mais si je n'utilise jamais ce que j'ai "économisé", que va-t-il advenir des miens ?

jeudi 4 novembre 2010

Pourquoi suis je avec cet homme, la question c'est ça, c'est la vraie question. La vraie et la pire. Je l'ai rencontré et aimé mais surtout il m'a rassuré, il a su me montrer que l'on pouvait m'aimer pour moi ce que les autres n'avaient pas su faire.

Il m'a donne quelque chose, en somme.

Je l'ai aimé de m'aimer - c'est la vérité.

Aujourd'hui ma vie est formatée par luic ar il m'a inconsciemment ou semi consciemment semble que je lui devais bien ça.

On voit où je veux en venir.

jeudi 28 octobre 2010

2h, dans la cuisine il fait froid, la nuit s’étend devant moi et je ne dormirai pas assez. Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé du local du BDA, je me suis calée entre les coussins, les manteaux, près de fx et de Cécilia qui surveillait, je me suis endormie comme une gamine épuisée. Je vais à l’école pour dormir. Je vais à mes cours et tout se passe à merveille, le projet défendu ce midi plutôt réussi, cette multitude d’engagements sur la Journée Dédicaces, Artmaniak, NonFiction, les textes à écrire, les personnes à rencontrer. Peut-être que ce sont des choses qui me gardent accrochée, des choses qu’on fait sans se poser de questions, mais il va bien falloir retrouver aussi les sensations, le corps engagé, le corps sollicité, les yeux ouverts sur les couleurs, les peintures, la ville – les livres, les films – le corps suffisamment solide pour accompagner ma jument. Seule, je dois me reconstituer. Reprendre possession de chaque parcelle. Toucher, voir, sentir. Il faut que mon corps reprenne son existence, qu’il se sente battre. Il faut ça avant de penser à m’ouvrir aux autres, avant de penser à quelqu’un d’autre. L’oubli de son corps à lui, et la reconstruction du mien. Lui et moi nous n’avons plus rien à nous dire. Plus rien à faire ensemble. Quelque chose peut-être à reconstruire, de zero, dans quelques mois. Je ne regrette même plus cette rencontre ratée, cette histoire saccagée, je ne regrette plus rien – quelqu’un qui est capable de m’abandonner, de refuser de m’accompagner, de fermer les yeux devant ses responasbilités, quelqu’un qui préfère me dire bien en face : « je ne te répondrai pas et je serai un salaud » – alors c’est quelqu’un qui n’a pas le courage que je réclame. Il n’y a pas de solution miracle pour que j’aille mieux, il n’y a pas à attendre que par simple décision je puisse me sentir mieux demain. Tout ce que je ne réussis pas, tous ces échecs, tous ces dérapages, c’est une douleur pour moi autant qu’une colère pour lui. Douleur et colère qui aveuglent. Je ne voulais pas perdre de vue les très belles choses à vivre encore, ensemble. Je ne voulais pas oublier la très grande beauté de l’amour fou partagé cet été. Ce soir j’ai effacé tous les espoirs, ce soir je l’oublie, ce soir il a dit que je lui faisais peur, que j’étais folle, ce soir il m’a totalement abandonnée. « Débrouille toi ma belle dans ta tristesse engluante, débrouille toi dans tes pleurs ininterrompus, débrouille toi parce que moi je ne veux plus reparler de ce qui fait mal, de l’abandon dans lequel je t’ai plongé ». J’aurais aimé avoir en face de moi un garçon qui assume.
2h, dans la cuisine il fait froid, la nuit s’étend devant moi et je ne dormirai pas assez. Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé du local du BDA, je me suis calée entre les coussins, les manteaux, près de fx et de Cécilia qui surveillait, je me suis endormie comme une gamine épuisée. Je vais à l’école pour dormir. Je vais à mes cours et tout se passe à merveille, le projet défendu ce midi plutôt réussi, cette multitude d’engagements sur la Journée Dédicaces, Artmaniak, NonFiction, les textes à écrire, les personnes à rencontrer. Peut-être que ce sont des choses qui me gardent accrochée, des choses qu’on fait sans se poser de questions, mais il va bien falloir retrouver aussi les sensations, le corps engagé, le corps sollicité, les yeux ouverts sur les couleurs, les peintures, la ville – les livres, les films – le corps suffisamment solide pour accompagner ma jument. Seule, je dois me reconstituer. Reprendre possession de chaque parcelle. Toucher, voir, sentir. Il faut que mon corps reprenne son existence, qu’il se sente battre. Il faut ça avant de penser à m’ouvrir aux autres, avant de penser à quelqu’un d’autre. L’oubli de son corps à lui, et la reconstruction du mien. Lui et moi nous n’avons plus rien à nous dire. Plus rien à faire ensemble. Quelque chose peut-être à reconstruire, de zero, dans quelques mois. Je ne regrette même plus cette rencontre ratée, cette histoire saccagée, je ne regrette plus rien – quelqu’un qui est capable de m’abandonner, de refuser de m’accompagner, de fermer les yeux devant ses responasbilités, quelqu’un qui préfère me dire bien en face : « je ne te répondrai pas et je serai un salaud » – alors c’est quelqu’un qui n’a pas le courage que je réclame. Il n’y a pas de solution miracle pour que j’aille mieux, il n’y a pas à attendre que par simple décision je puisse me sentir mieux demain. Tout ce que je ne réussis pas, tous ces échecs, tous ces dérapages, c’est une douleur pour moi autant qu’une colère pour lui. Douleur et colère qui aveuglent. Je ne voulais pas perdre de vue les très belles choses à vivre encore, ensemble. Je ne voulais pas oublier la très grande beauté de l’amour fou partagé cet été. Ce soir j’ai effacé tous les espoirs, ce soir je l’oublie, ce soir il a dit que je lui faisais peur, que j’étais folle, ce soir il m’a totalement abandonnée. « Débrouille toi ma belle dans ta tristesse engluante, débrouille toi dans tes pleurs ininterrompus, débrouille toi parce que moi je ne veux plus reparler de ce qui fait mal, de l’abandon dans lequel je t’ai plongé ». J’aurais aimé avoir en face de moi un garçon qui assume.